Santé et Sécurité

20131103 01 54 1

La connaissance et la prise en compte des « facteurs de risque » peuvent vous éviter l’accident de décompression responsable de décès, de séquelles et d’une contre-indication définitive à la plongée. Pour éviter ces risques, il faut les connaître.

Nous connaissons tous les principaux facteurs de risque qui sont la fatigue, l’âge, un manque de condition physique générale… Par ce document nous avons voulu particulièrement insister sur la déshydratation, l’alcool, le surpoids, les médicaments.

En tant que plongeur responsable, il vous faut prendre en compte ces facteurs de risque et adapter votre plongée en conséquence (limiter la profondeur, le temps….). Si vous plongez encadré, votre moniteur s’adaptera.

De plus, vous n’êtes pas seul en plongée et l’accident survenant en cours de plongée peut mettre en danger les autres membres de la palanquée.

Les enquêtes réalisées concernant les accidents de plongée convergent toutes sur la présence d'au moins un facteur de risque dans l'origine de ceux-ci. Certains sont retrouvés avec une fréquence plus importante que d'autres ; ils peuvent également se cumuler entre eux. Leur importance est variable d'un sujet à l'autre mais aussi d'un instant à l'autre pour un même individu.

La déshydratation :

Sous l'eau, la pression hydrostatique, proportionnelle à la profondeur, entraîne une modification de la répartition de la masse sanguine. Une compensation est alors nécessaire qui entraîne une diminution de la masse sanguine en augmentation la diurèse (d'où l'envie d'uriner bien connue en plongée). Dès la remontée, la pression ambiante diminuant, on assiste à un besoin inverse mais dans ce sens la compensation est plus lente. C'est ainsi que le volume sanguin dans la circulation générale s'avère alors insuffisant, mettant à jour une véritable déshydratation, responsable d'une altération des phénomènes physiologiques de la décompression. L’absorption d'une quantité suffisante de boissons non alcoolisées avant et après la plongée en limite les effets.

L'alcool :

L'alcool possède des propriétés tensio-actives favorisant la formation de bulles. Boire ou plonger, il faut choisir. Les vacances sont souvent l’occasion de boire plus d’alcools qu’à l’habitude, de se coucher tard, bref le bon cocktail pour que la plongée du lendemain mette une fin désastreuse aux vacances.

Le surpoids :

Les tissus gras ont la particularité, du fait de leur constitution, de "piéger" une quantité d'azote dissous plus importante que d'autres tissus anatomiques. De ce fait, tout plongeur dont les masses adipeuses sont plus développées que la moyenne est un sujet à risque.

Les médicaments :

Tous les modèles de décompression (ordinateurs) ont été étudiés chez des gens sains ne faisant l'objet d'aucune thérapeutique particulière. La prise d'un ou de plusieurs médicaments est susceptible de modifier la physiologie normale du sujet et de perturber certains éléments de la décompression ou bien d’entraîner en plongée des modifications physiologiques importantes susceptibles d’entraîner des troubles cardio-vasculaires ou neurologiques.

Conclusion :

Les facteurs de risque peuvent bien entendu s'ajouter les uns aux autres et leur cumul représente un facteur aggravant supplémentaire. La connaissance et la prise en compte des facteurs de risque vous fera perdre peut être quelques plongées mais vous évitera l’accident de décompression responsable de décès, de séquelles et d’une contre-indication définitive à la plongée. De plus, vous n’êtes pas seul en plongée et l’accident survenant en cours de plongée peut mettre en danger les autres membres de la palanquée.

Prouvez que vous êtes un plongeur intelligent et qui a du bon sens.

Joomla SEF URLs by Artio